Ils nous envahissent, de nos jours. Ceux-là n'ont pas réussi. Passages à l'acte, dit-on. Mais ils ont aussi une sensibilité. Ils peuvent accepter de participer. Entre besoin de liberté et besoin de repères, ils dessinent plus qu'ils ne peignent, c'est-à-dire ils parlent, enfin. Ces images ne sont pas heureuses, le noir, les méandres de la dépression, aux manifestations si polymorphes à cet âge. Un besoin d'expression, de se trouver en confiance. Le dessin du dépit, l'atelier où s'établit un contact, tout le travail de l'avenir à mettre en place au-delà de ces brefs passages. Chercher sa propre et véritable image, c'est l'âge du faux-self esthétique, mangas, tags et piercings. Dur, pour un atelier, de voir s'aligner toujours les mêmes fausses inspirations. L'art, lui aussi, doit suivre les étapes de la maturation, changer avec le facteur âge. Et le plus souvent disparaître quand l'adulte finalement prend sa voie.
L'atelier de RIMBAUD.