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LUNDI 26 JUIN 200

Les muses descendent dans la rue

 

Pour une journée, le quartier Saint-Cyprien s’est transformé en un vaste musée. Faisant la part belle à la création mais aussi aux échanges et à la culture.  Le ciel refusa d’être de la fête. Toute la journée, son humeur fut sombre. Qu’importe. Le quartier Saint-Cyprien voulait résolument faire la fête et ce fut réussi. Mise en place par l’association, Les arts Saint-Cyprien, les animations, la culture, la musique et les rencontres allèrent bon train. Articulé autour des deux pôles principaux, - place Olivier et de l’Estrapade, - l’art s’éclata en mille couleurs, pour le plaisir des riverains et du public venus nombreux. « Cette manifestation est une première, souligne Christine Sentenac, trésorière de l’association. Le travail de préparation a démarré il y a six mois et le résultat est là : un visage inattendu du quartier ».
De l’art, de la culture, Saint-Cyprien s’est donné une nouvelle image. - DTM - Marie SAUVEE
Mais on tient bon. On est là pour le public, pour aussi mieux le connaître ». Tout près, la table est dressée pour la paella géante. On se bouscule un peu. On est venu en famille, en couples, entre amis. « C’est une histoire de quartier », lancent-on ici et là. Tandis que le groupe Delphes égrène des chansons anciennes, on se donne rendez-vous au Château d’eau, lieu de départ des visites guidées pour découvrir l’autre Toulouse. « L’art à porté de tous, reste une émulation essentielle pour un quartier », note Jean Diebold, adjoint au maire. 

Entre l’ouverture du musée des Abattoirs et le festival Garonne de la Prairie des Filtres, Saint-Cyprien a eut lui aussi, samedi, son moment artistique. S.G.

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L’association, - dont la vocation première reste la présentation d’art chez les commerçants, - peut être fière de ce tournant: en un mois, le nombre de lieux d’exposition a été doublé. « Preuve que la rue est faite pour recevoir la création », avance Christine Dondelli, présidente. Place Olivier, les peintres présentent leur travail. Discutent avec le public, créent en direct. « On se bat contre les éléments, ironise Christian Roland, artiste du fusain, faisant allusion au vent qui souffle fort.