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Une oeuvre de Fred Sarrazy.

L’art en vitrine
à Saint-Cyprien

Quand le coiffeur ou la boulangerie deviennent galeries d’exposition

Au cœur du quartier Saint-Cyprien, les nouveaux équipements culturels, l’Espace d’art contemporain des Abattoirs, le Théâtre Garonne, le Centre de Développement Chorégraphique, donnent un nouvel élan sans dénaturer une situation qui voit les habitants, en dehors des institutions, impulser des animations : depuis un an, les passants qui déambulent rue de la République, avenue Étienne-Billières ou dans les petites rues environnantes découvrent des peintures dans les vitrines des commerçants.

Une trentaine de magasins

Native du quartier et résidente de trente ans, Christine Dondelli, passionnée d’arts plastiques, est à l’origine de la création, il y a à peu près un an, de l’association Les Arts Saint Cyprien. Son but mettre en contact artistes et commerçants et décider les seconds à accueillir les oeuvres des premiers. C’est beau l’utopie quand ça marche !

D’emblée, il y a un an, six commerçants acceptent de participer. La pharmacie, le salon de coiffure, la couturière, la librairie, le magasin d’arts martiaux, jouent les esthètes. Ils sont une bonne trentaine aujourd’hui à exposer en permanence deux à quinze peintures, sculptures ou collages : « Nous n’exposons pas tout ou n’importe quoi. Il y a un comité de sélection. Le plus souvent, les commerçants nous laissent libres. Certains expriment des demandes précises. Soixante artistes sont membres de l’association. » Les expositions sont renouvelées tous les deux mois. Les artistes font eux-mêmes les accrochages et décrochages. Les lézards, les bénévoles de l’association, ne font que les intermédiaires. Si un client, venu pour une baguette de pain ou une paire de chaussures, désire acheter une oeuvre, le commerçant le met directement en relation avec l’auteur et, pas plus que l’association, il ne prend de commission.

Aujourd’hui, forte de plus de cent adhérents, l’association a organisé, en juin dernier, une exposition d’artistes à ciel ouvert place de l’Estrapade et place Bachelier, couplée avec des interventions de saltimbanques, de musiciens et un repas de rue. Elle veut également organiser des conférences. La première a lieu cette semaine à l’Hôtel-Dieu.

C. B

Dimanche 21 janvier, de 10 h à 17 h, salle des Pèlerins, exposition. A 17 h, débats : 1000 ans d’histoire des hôpitaux par le professeur Jacques Frexinos et Schéma d’Urbanisation de l’Hôpitai de La Grave, par messieurs Peron et Puyo, architectes. Entrée gratuite. 05 62 48 04 52.

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